En route pour le Honduras!
Nouveau boulot et nouvelle vie en terre inconnue!

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Un petit message pour vous signaler que j'ai fait mon bapteme du feu hier soir, c'est le cas de le dire...et excusez moi par avance de ce mauvais jeu de mots.

 

Je me suis fait braquée. Fallait que ça arrive, c'est chose faite. Je sortais du resto vers 22h30, avec Anne et 3 amis honduriens. A l'angle d'une rue, 3 mecs armés nous sont tombés dessus. L'un d'eux a braqué son flingue sur moi...

 

Je ne les ai meme pas regardés, j'ai degainé mon sac plus vite que mon ombre. Ils ont tout pris et nous on s'est tiré le plus vite possible. On a trouvé refuge chez des amis de la directrice du musée ou bosse Anne qui vivent juste en face du lieu. Ils nous accueillis et on a pu passer tous les coups de fil qu'on voulait de chez eux. J'ai meme pu appeler a la maison en France pour demander de faire opposition sur ma carte de crédit. Ensuite ce charmant couple nous a tous ramené chez nous en voiture.

 

Quoi vous dire de plus. Que le plus horrible c'est le bruit de l'arme qu'on arme...et que le plus dur a encaisser c'est pas de se faire voler, d'un point de vue matériel, mais bien de se sentir et de se savoir impuissant et a la merci de connards armés.

 

Je ne vous dirai pas ça bien évidemment si je n'avais pas déja prévenu mes parents. Alors ne vous inquiétez pas, c'est bon. Pas besoin de mettre en place une cellule psy ou un plan de police en urgence, d'ailleurs la police s'en fout ici.

 

C'est tellement quotidien et banal que ça en devient normal pour eux ici. C'est ce qui m'horrifie le plus. C'est aussi dur a gérer parce qu'ils ont du mal a réaliser qu'en France, on ne se fait pas braquer tous les jours en sortant de chez soi et que pour nous, françaises, ce n'est justement ni normal ni anodin.

 

Por favor ne vous inquiétez pas, parce que je vais bien, je suis vivante. Je suis bien entourée, ça va. J'accuse le choc mais je vais pas me laisser démonter par ça. Ca ne remet pas en cause ma vie, ni mon travail ici. C'est un moment, pas facile, a passer et a digérer mais je vais le faire parce qu'il est hors de question que je me laisse vivre dans la peur de sortir de chez moi et de vivre ma vie.

 

Je dois remonter en selle!

 

 

 


Publié à 04:52, le 12/07/2008, San Pedro Sula
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